Le président Macron affectionne, comme tous les politiques, à serrer les mains des gens. Voulant le faire avec une dame, celle-ci lui a répondu qu’elle ne lui serrerait pas la main parce qu’elle n’arrivait plus à vivre une vie normale. « Avant, dit-elle, on pouvait encore vivre un peu heureux. Maintenant on ne peut plus ». A quoi, Macron lui a répondu : La vie n’est plus la même aujourd’hui. Les trente glorieuses, c’est fini ! ».

Cette phrase mérite une analyse.

Alors d’abord, les 30 glorieuses, qu’est ce que c’est ?

Vous allez me répondre que c’est connu et que je devrais moi aussi le savoir. Mais imaginons que je sois un extra-terrestre ou bien un ermite vivant en retrait de toute civilisation dans une grotte, une forêt, une montagne ou encore un moine cloîtré dans son couvant, peut-être qu’alors je serais ignorant de la chose. Mais n’étant pas danc ce cas (quoi que…), je vais vous parler des trente glorieuses.

Les trente glorieuses, c’est la période d’après la seconde guerre mondiale. Alors disons que ça à commencé en 1946 et que cela à perduré jusqu’en l’an 1976.

En 1945, l’Europe et une partie de l’Asie avaient été ravagées par la seconde guerre mondiale. Le monde devait se reconstruire et bien sûr tout était à rebâtir. L’économie capitaliste américaine est donc passée par là avec ses bons dollars à défaut de ses bons sentiments. Bien sûr, vous pourrez le lire dans tous les bons manuels d’histoire. Mais était-ce la réalité et tout était tellement si facile ? Certainement pas. Mais je ne vais pas développer ici le fait que c’est en partie les américains qui ont détruits les villes ennemies et… alliées. Mais je ne vais pas m’étendre sur ce sujet. Passons plutôt à notre pays. Car autant parler de ce qu’on connait chez nous de ces trente années glorieuses.

Etait-ce la gloire et le bonheur pour les gens en France en 1946 ? Ho que non. La France a eut du mal à se relever. En 1956, les inégalités sociales étaient tellement grandes que des gens vivaient dans des bidons villes. C’est cet hiver 56 où le froid fut très intense que la misère fut la plus criante. Les gens avaient du travail, mais gagnaient mal leur vie et survivaient plus qu’ils ne vivaient. C’était une honte pour le pays. Sans l’abbé Pierre et d'autres moins connu mais tout autant militant (l'abbé Pierre était un prêtre ancien résistant combattant) rien n’aurait changé tellement le patronat faisait vivre les ouvriers dans une précarité qu’on aurait du mal à imaginer aujourd’hui. Quoi que… Mon oncle était ouvrier agricole à cette époque et vivait comme tous les ouvriers célibataires dans une cabane en bois sur le terrain de ses patrons. Un peu comme les serfs vivaient au moyen-âge sur les terres des nobles (même si il m'a dit qu'il n'était pas le plus mal lotis que d'autres à cette époque). Il m’a parlé de cette époque quand je suis devenu un homme et ça m’a donné froid dans le dos. De cette misère et cette révolte sont nés les HLM et bien sûr, le plein emploi, une meilleure condition médicale de vie, les allocations familiales dans les années 60 (si je ne me trompe pas), un meilleur pouvoir d’achat et un peu une vie meilleure. En 1968, les ouvriers se sont mis en grève pour toucher de meilleurs salaires et les étudiants s’en sont mêlés aussi pour d'autres conditions. Tout le monde a entendu parler de mai 1968. Là aussi quelques améliorations sociales avec le salaire minimum (dite moi si je me trompe). Puis en 1972, les femmes ont manifestées dans la rue pour le droit à la pilule contraceptive et une reconnaissance de leur droits de femmes (peu de choses ont évoluées pourtant depuis). Puis enfin, un des combats de Simone Veil et Regis Debré sur l’arrêt de la peine de mort signé en 1981 mais je ne suis même pas sûr que ce soit la bonne date. Je vous parle de tout ça, parce que voici ce qu’était en réalité les trente glorieuses. Mais ce n’est pas fini.

Donc, si on en croit les historiens, les technocrates et Macron, les trente glorieuses furent fantastiques de bonheur, de progrès et de bien être. Je présume que toute époque est fantastique et tout dépend du peuple que l’on est et du pays où l’on vit. Mais je pense que les trente glorieuses furent surtout le bonheur des riches et non celui des citoyens employés et ouvriers. Sans parler que ce fut toujours plus difficile pour les ouvriers que les cadres et plus dure aussi pour les femmes que pour les hommes. Ma mère a toujours galérée et travaillée dure en élevant seule ses trois enfants lorsque mon père est décédé dans un accident en allant à son travail (important de le souligner).

Continuons notre analyse. Trente glorieuses, vraiment ?

Pourtant en 1972, George Pompidou, président de la république, dit cette phrase à la radio et à la télévision : « La vie facile aujourd’hui, c’est fini. Les années glorieuses, c’est fini ! ».

Tien tien… Alors en 1972 ; c’était déjà la fin ? Mais ça n’a pas durée trente années alors ? A moins que la cause de cette effet fut que les ploutocrates durent augmenter à chaque décennies les salaires de leurs employés afin qu’ils vivent dans des conditions décentes ?

En réalité, les trente glorieuses n’ont jamais existées et tout ça n’est qu’une utopie pour culpabiliser les travailleurs et pour justifier le chômage et la précarité depuis toujours. Tout à mal fini lorsque les capitalistes ont eu tous les droits sur les états. Souvenons-nous de la crise de 1929 qui n’était que la faute des capitalistes et qui à déboucher sur la seconde guerre mondiale dix ans après. D’ailleurs, sachez que les USA ne se sont remis de cette crise qu’en 1942 en produisant un armement de guerre jamais vu dans l’histoire de l’humanité. Seule la guerre a rassemblé. Alors pourquoi la paix et la prospérité ne rassemblerait pas autour de grands projets alors que le capitalisme s'est fait de l'argent sur le dos des morts pendant la guerre civile américaine (1861-1965), pendant la 1ère guerre mondiale (1914-1918) et enfin sur la dernière (sans parler de tous les conflits passés et actuels) ? Peut-être parce que les riches et les politiciens n’en ont pas la volonté et que c'est plus facile de se faire de l'argent sur le dos des morts que sur le bien-être des vivants.

En 2008, une autre crise arrivait et elle a détruit tout sur son passage. Vraiment ? Moi je pense que la crise est politique. Aucun politicien n’a le cran de trouver un réel projet et n’a le cran de mettre les choses en ordre. Oui, cette lâcheté des politiciens est la cause de tous les malheurs en France. Et Macron est aussi lâche que les autres. Il n'est le président que des riches.

Pour moi, je le répète, les trente glorieuses n’ont jamais existés ! Tout simplement parce que les politiciens de notre pays n’ont jamais eu le cran de faire front en imaginant un autre système que le capitalisme. Il n’y a pas eu beaucoup de pays pour proposer d’autres systèmes et projets politiques. Et chaque fois qu’un pays à oser se lever, il s’est fait écraser par les USA qui l’ont montré comme le mal absolu.

Par contre, de nos jours, les riches sont devenu très riches et les pauvres très pauvres. Et cette dame, comme beaucoup d’autres personnes à eut raison de le dire à Macron et de refuser de lui serrer la main. Non Macron n’a pas donné une bonne réponse. Macron un progressiste ? Où est le progrès lorsque les maladies passées refont surface à cause de la précarité ? Où est le progressisme lorsque la vie ressemble à quelques détails près aujourd’hui à la vie de 1956 ? Macron n’est qu’un arriviste qui doit sa carrière au Parti Socialiste qu'il a trahi et un conservateur de l’ultra-droite capitaliste. En gros, il n’y a aucunes différences entre Sarkozy et lui. Même racaille. Il n’y a aucunes excuses dans son comportement. Et chaque fois qu’il corrige son image ; chassez le naturel, il revient au galop.

Tout pourrait être possible dans notre pays avec de la volonté. Le triomphe de la volonté est plus fort que toutes les oppositions. Mais quels politiciens ont la volonté de le faire aujourd’hui ?

J'attends un jour d'être surpris. Hélas, cela fait longtemps que j'attends...